Torrent du Dévezet

Aménagements de protection contre les crues du torrent du Dévezet

Le torrent du Dévezet est situé sur trois communes du territoire intercommunal : La Bâtie-Neuve, Chorges et Montgardin. Les enjeux sont particulièrement importants sur le cône de déjection du torrent où se situent à la fois le lotissement du Sarruchet (Montgardin), la zone artisanale de la Grande Ile (Chorges), mais aussi la RN94 et la RD 614 qui la traversent.

C’est également dans le bassin versant du Dévezet qu’est implanté le captage d’eau potable du Dévezet qui alimente la majeure partie des communes de la Vallée de l’Avance (Avançon, La Bâtie-Neuve, La Bâtie-Vieille, Montgardin, Rambaud, St-Etienne-Le-Laus, Valserres ainsi que la commune de Jarjayes).

 

Des enjeux phares

La collectivité est en charge de la protection et de la sécurisation contre les crues du torrent du Dévezet, ainsi que du captage d’eau potable situé à proximité.

Il a été constaté, ces dernières années que les risques naturels inhérents à ce torrent, tels que la fragilité des berges, l’instabilité du sol et ses crues brutales, pourraient avoir des conséquences néfastes pour la sécurité des populations, ainsi que pour l’alimentation en eau potable.

Suite à l’enquête publique qui s’est tenue du 15 novembre jusqu’au 15 décembre 2015 dans la Vallée, les travaux ont été déclarés d’utilité publique.

1. La sécurisation de la ressource en eau potable,
2. La protection des populations, des zones d’activités économiques et de la RN 94 (partie basse du torrent),
3. La réduction des phénomènes de crues torrentielles,
4. La stabilisation des berges.

De l’été 2013 au printemps 2014 : étude d’impact Faune et Flore

Dans ce contexte, la communauté de communes a souhaité lancer une consultation pour une étude d’expertise sur l’inventaire de la faune et de la flore du torrent du Dévezet. Cette mission se compose de deux phases : le volet Flore et Habitats en phase 1 - et le volet Faune en phase 2.

La mission a ainsi été conduite durant l’été 2013. Les premiers résultats au regard des relevés conduits au mois de juillet et d’août révèlent des enjeux potentiellement fort pour certains insectes (l’Alexanor) ou chiroptères (Grand Rhinolophe, Pipistrelle de Kuhl, Pipistrelle commune).

 

Automne 2016 au printemps 2017 : un impact environnemental maîtrisé

Les études environnementales obligatoires et les relevés faune et flore effectués en 2013-2014 ont permis de déterminer les enjeux en matière de biodiversité. Des mesures de protections particulières durant le chantier ont été prises. Le projet a pris en compte la continuité écologique des trames vertes et bleues, la ripisylve, utilisée comme corridor de déplacement notamment par les chauves-souris, et le torrent lui-même.

En parallèle, les travaux ont été programmés en période de faibles précipitations et en dehors des périodes de reproduction soit les mois de septembre/octobre.

Ce choix a permis d’éviter la période de sensibilité maximale : les périodes de nidification et la présence d’oeufs ou les périodes de reproduction des amphibiens.

Les travaux réalisés fin 2016 :

  • construire 1 barrage en béton armé de 5 m de hauteur et un dispositif parafouille associé (sous les fondations de l’ouvrage),
  • construire 1 seuil en enrochements bétonnés de 2,5 m de hauteur en aval,
  • des travaux de drainage des eaux d’infiltration afin de limiter la déstabilisation des berges aux abords du captage d’eau potable.

Entreprises et partenaires

L’entreprise ONF - Service RTM des Hautes-Alpes a été retenue en qualité de maître d’oeuvre du chantier ainsi que l’entreprise FESTA (Saint-Bonnet en Champsaur), exécutrice des travaux.

Le chantier se entièrement livré début 2017 si les conditions météorologiques le permettent.

Le coût total des travaux engagés est de 190 000 € HT, financés à hauteur de 70 % par l’État et le Conseil régional PACA.

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